[Guillaume Apollinaire] Prestige d’Apollinaire. Galerie Breteau, décembre 1943-janvier 1944. Fascicule in-4 publié à l’occasion de l’exposition organisée en hommage à Apollinaire, contenant des textes sur doubles feuillets de papier chiffon par Mac Orlan, Max Jacob V. Muselli, Jacques Villon G. Diehl…, illustré de reproductions et de bois gravés, notamment par Pierre Roy d’après le Portrait-cible de Chirico, et par Le Moal, Manessier, Moisset et Toulouse. Fortes rousseurs éparses. Couverture grise portant le titre lettriste imprimé en rouge, défraîchie. Joint : catalogue de l’exposition sur double feuillet imprimé. La Galerie Breteau participa aux entreprises littéraires et artistiques novatrices de la première moitié du XXe s. et défendit particulièrement Apollinaire : « Le 9 février 1937, René Breteau ouvre une boutique rue des Canettes à Paris où il présente des ouvrages d’artisans. Un soir, rue du Pot-de-Fer, dans l’atelier du sculpteur Étienne-Martin, Lucien Beyer lui présente des camarades du groupe Témoignage (Bertholle, Le Moal, Manessier, Stahly) : au petit matin, la galerie Matières et Formes avait vu le jour. Témoignage y expose en 1938. Bissière, Manessier, Aublet, Henchel, Reichel, Jeanneret et d’autres, parfois considérés comme des Maîtres de demain (1940), sont également accueillis par René Breteau. Discrète pendant l’Occupation – hormis deux expositions remarquées, Présence d’Apollinaire en 1943-1944 et L’Œuvre et la palette en 1944 dont le catalogue fut interdit – la galerie, qui porte désormais rue Bonaparte le nom de son fondateur, joue ensuite un rôle considérable dans la vie artistique parisienne. […] Goetz, Vasarely, Gilioli, Duque, Karskaya, Freundlich, Maryan, Schöffer, Chaissac, Pouget, Dominguez, et aussi Jorn pour sa première exposition à Paris, occupent les cimaises de la galerie. Les vernissages sont des fêtes : les archives de ces années évoquent l’esprit bohème de l’après-guerre et l’exubérance formelle des œuvres produites par une nouvelle génération d’artistes. René Breteau anticipe l’époque plus récente des actions et performances en ouvrant sa galerie au théâtre (Les Mamelles de Tirésias, en 1938, lors d’un Hommage à Apollinaire par le groupe Réverbères) ou à la danse (les Ballets Hans Weidt pour la seconde exposition Témoignage en 1939). » (Fonds Breteau, Archives de l’IMEC, http://www.imec-archives.com).
[Guillaume Apollinaire] Prestige d’Apollinaire. Galerie Breteau, décembre 1943-janvier 1944. Fascicule in-4 publié à l’occasion de l’exposition organisée en hommage à Apollinaire, contenant des textes sur doubles feuillets de papier chiffon par Mac Orlan, Max Jacob V. Muselli, Jacques Villon G. Diehl…, illustré de reproductions et de bois gravés, notamment par Pierre Roy d’après le Portrait-cible de Chirico, et par Le Moal, Manessier, Moisset et Toulouse. Fortes rousseurs éparses. Couverture grise portant le titre lettriste imprimé en rouge, défraîchie. Joint : catalogue de l’exposition sur double feuillet imprimé. La Galerie Breteau participa aux entreprises littéraires et artistiques novatrices de la première moitié du XXe s. et défendit particulièrement Apollinaire : « Le 9 février 1937, René Breteau ouvre une boutique rue des Canettes à Paris où il présente des ouvrages d’artisans. Un soir, rue du Pot-de-Fer, dans l’atelier du sculpteur Étienne-Martin, Lucien Beyer lui présente des camarades du groupe Témoignage (Bertholle, Le Moal, Manessier, Stahly) : au petit matin, la galerie Matières et Formes avait vu le jour. Témoignage y expose en 1938. Bissière, Manessier, Aublet, Henchel, Reichel, Jeanneret et d’autres, parfois considérés comme des Maîtres de demain (1940), sont également accueillis par René Breteau. Discrète pendant l’Occupation – hormis deux expositions remarquées, Présence d’Apollinaire en 1943-1944 et L’Œuvre et la palette en 1944 dont le catalogue fut interdit – la galerie, qui porte désormais rue Bonaparte le nom de son fondateur, joue ensuite un rôle considérable dans la vie artistique parisienne. […] Goetz, Vasarely, Gilioli, Duque, Karskaya, Freundlich, Maryan, Schöffer, Chaissac, Pouget, Dominguez, et aussi Jorn pour sa première exposition à Paris, occupent les cimaises de la galerie. Les vernissages sont des fêtes : les archives de ces années évoquent l’esprit bohème de l’après-guerre et l’exubérance formelle des œuvres produites par une nouvelle génération d’artistes. René Breteau anticipe l’époque plus récente des actions et performances en ouvrant sa galerie au théâtre (Les Mamelles de Tirésias, en 1938, lors d’un Hommage à Apollinaire par le groupe Réverbères) ou à la danse (les Ballets Hans Weidt pour la seconde exposition Témoignage en 1939). » (Fonds Breteau, Archives de l’IMEC, http://www.imec-archives.com).
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