Auktionsarchiv: Los-Nr. 229

Henri de TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901) Déménagement

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Henri de TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901) Déménagement

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Henri de TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901) Déménagement, études de cheval et de carriole, vers 1881 Fusain et estompe 48 x 46 cm Annoté de la main de l'artiste sur la bâche de la carriole " Déménagement " Cachet du monogramme en bas à gauche, encre rouge passée (L.1338). Au verso: étude de jeune homme. Bibliographie : M.G.Dortu, " Toulouse-Lautrec et son œuvre ", Collectors Editions, New-York, 1971, Tome V, n°D2.282, reproduit. Né dans une famille où le cheval était un dieu, Toulouse-Lautrec en fut un des plus éminents spécialistes en tant qu'artiste. Déjà, avant qu'il ne se casse une jambe, puis l'autre, son père lui dédicaçait ainsi un livre sur la fauconnerie (1848) : " (à) si tu connais un jour les amertumes de la vie, le cheval en première ligne, puis le chien et le faucon pourront être des compagnons précieux, faisant oublier un peu. " (Voir : Maurice JOYANT, " Henri de Toulouse-Lautrec ", 2 tomes, Paris, 1926, ed. Floury, p. 31-32). Dans la famille de sa mère, pendant les vacances d'été, en copiant Princeteau, son maître sourd-muet de Libourne, grand peintre de sport, partout, Toulouse-Lautrec apprend à dessiner les chevaux. Dortu date ce dessin de 1881, année où Toulouse-Lautrec s'émancipe, mais l'usage étonnamment moderne du fusain et de l'estompe lui est appris par Bonnat, dont il est l'élève en 1882 (Voir le catalogue de l'exposition " Toulouse-Lautrec ", Paris-Londres, 1992, ed. R.M.N., p. 94). Du point de vue du sujet, on peut noter l'influence probable de Boldini, dont Lautrec admirait " l'Omnibus, place Pigalle " (1882), où l'on peut voir par la croupe, un cheval dételé similaire (opus cité supra, fig. 242, p. 197). La carriole de déménagement évoque les sujets réalistes qu'il affectionna par la suite, comme la lithographie pour l'Aube, de 1896 (opus cité supra, fig 229, p. 188), ou l'étude au fusain pour " la Blanchisseuse " de 1888 (opus cité supra, n°48, repr. p. 199), où l'on voit en arrière plan un cheval de voiture à l'arrêt très similaire à notre attelage de déménagement. En conclusion, osons paraphraser Signac parlant de Seurat, à propos des fusains de Lautrec : " Grâce à la science parfaite des valeurs, on peut dire que ces blancs et noirs sont plus lumineux et plus colorés que maintes peintures ". (opus cité supra, p. 490).

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Henri de TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901) Déménagement, études de cheval et de carriole, vers 1881 Fusain et estompe 48 x 46 cm Annoté de la main de l'artiste sur la bâche de la carriole " Déménagement " Cachet du monogramme en bas à gauche, encre rouge passée (L.1338). Au verso: étude de jeune homme. Bibliographie : M.G.Dortu, " Toulouse-Lautrec et son œuvre ", Collectors Editions, New-York, 1971, Tome V, n°D2.282, reproduit. Né dans une famille où le cheval était un dieu, Toulouse-Lautrec en fut un des plus éminents spécialistes en tant qu'artiste. Déjà, avant qu'il ne se casse une jambe, puis l'autre, son père lui dédicaçait ainsi un livre sur la fauconnerie (1848) : " (à) si tu connais un jour les amertumes de la vie, le cheval en première ligne, puis le chien et le faucon pourront être des compagnons précieux, faisant oublier un peu. " (Voir : Maurice JOYANT, " Henri de Toulouse-Lautrec ", 2 tomes, Paris, 1926, ed. Floury, p. 31-32). Dans la famille de sa mère, pendant les vacances d'été, en copiant Princeteau, son maître sourd-muet de Libourne, grand peintre de sport, partout, Toulouse-Lautrec apprend à dessiner les chevaux. Dortu date ce dessin de 1881, année où Toulouse-Lautrec s'émancipe, mais l'usage étonnamment moderne du fusain et de l'estompe lui est appris par Bonnat, dont il est l'élève en 1882 (Voir le catalogue de l'exposition " Toulouse-Lautrec ", Paris-Londres, 1992, ed. R.M.N., p. 94). Du point de vue du sujet, on peut noter l'influence probable de Boldini, dont Lautrec admirait " l'Omnibus, place Pigalle " (1882), où l'on peut voir par la croupe, un cheval dételé similaire (opus cité supra, fig. 242, p. 197). La carriole de déménagement évoque les sujets réalistes qu'il affectionna par la suite, comme la lithographie pour l'Aube, de 1896 (opus cité supra, fig 229, p. 188), ou l'étude au fusain pour " la Blanchisseuse " de 1888 (opus cité supra, n°48, repr. p. 199), où l'on voit en arrière plan un cheval de voiture à l'arrêt très similaire à notre attelage de déménagement. En conclusion, osons paraphraser Signac parlant de Seurat, à propos des fusains de Lautrec : " Grâce à la science parfaite des valeurs, on peut dire que ces blancs et noirs sont plus lumineux et plus colorés que maintes peintures ". (opus cité supra, p. 490).

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