JOSÉPHINE (Impératrice). Lettre autographe signée « Joséphine Bonaparte » à son beau -fr ère Joseph Bonaparte . Rouen, 11 brumaire [an XI - 2 novembre 1802]. 1 p. 1/2 in-4, adresse au dos, déchirure marginale au feuillet d’adresse due à l’ouverture sans atteinte au texte, tache brune marginale. Extraordinaire lettre témoignant de l’état de gr âce dont jouit Bonaparte sous le Consulat , après avoir ramené l’ordre intérieur et la paix extérieure. La triomphale tournée consulaire en Normandie , premier voyage officiel en province depuis les signatures de la paix d’Amiens et du Concordat : Napoléon Bonaparte, accompagné de Joséphine, entreprit en effet le 29 octobre 1802 un déplacement dans l’Ouest, ponctué de réceptions officielles et de visites de manufactures. Il demeura à Rouen du 30 octobre au 3 novembre, puis partit pour Honfleur où il s’embarqua pour le Havre, gagna Dieppe, fit une incursion sur la côte picarde jusqu’au Tréport et à l’embouchure de la Somme, puis rentra à Saint-Cloud le 13 novembre après être passé par Beauvais. Joseph Bonaparte , cheville ouvri ère diplomatique de la pai x : c’est lui qui dirigea pour la France les négociations qui menèrent aux traités de Mortefontaine avec les États-Unis (septembre 1800), de Lunéville avec l’Autriche (février 1801) et d’Amiens avec l’Angleterre (mars 1802). Avec des congratulations pour la naissance de Charlotte, seconde fille de Joseph Bonaparte et de son épouse Julie Clary. « J’ai apris avec plaisir, mon cher petit frère, l’heureux accouchement de Julie. Je vous prie de l’embrasser pour moi et ma nouvelle petite nièce que j’aurois désiré être un petit garçon, mais ce sera pour le 1er, je compte là-dessus pour l’année prochaine. Nous sommes encore ici pour jusqu’à vendredi, nous allons au Havre, à Elbeuf, Honfleur, Bauvais, vous voyez que notre voyage sera plus long que Bonaparte ne l’avoit dit. Il a été reçu ici avec un enthousiasme dificile à exprimer, on vient de dix et douze lieues pour le voir, et sans exagération il y a toujours devant ses fenêtres 20 mille âmes, qui le demandent sans cesse. On ne sçait de quelle mani[ère] l’appeller , il y en a qui l’appellent le Pacificateur du monde, d’autres le Père du peuple, un homme s’avança et lui dit : «Après Dieu, c’est vous», un autre lui dit : «Mon âme est à Dieu, mais mon coeur est à vous». Vous voyez, mon cher petit frère, combien votre frère a été heureux, et qu’il fait bien de sortir quelques fois de cette grande ville de Paris. J’entre dans tout ces détails, mon cher petit frère, parce qu’ils ne vous sont pas étrangers, et qu’ils vous feront grand plaisir. Adieu, comptez pour la vie sur le tendre attachement de votre bonne soeur, Joséphine Bonaparte. Faites-moi le plaisir de donner de mes nouvelles à Hortense et à son mari [sa fille Hortense de Beauharnais et le mari de celle-ci Louis Bonaparte]. Je ne puis leur écrire aujourd’hui, allant visiter avec Bonaparte les manufactures. » Rare signature « Joséphine Bonaparte » de la future impératrice . Impératrice Joséphine, Correspondance, 1782-1814, Paris, Payot, 1996, n° 199. Joint , une lettre signée de Jean-François-Perron, membre de la Commission impériale pour l’édition de la correspondance de Napoléon Ier, en remerciement d’avoir eu communication de la présente lettre de Joséphine (Paris, 1855).
JOSÉPHINE (Impératrice). Lettre autographe signée « Joséphine Bonaparte » à son beau -fr ère Joseph Bonaparte . Rouen, 11 brumaire [an XI - 2 novembre 1802]. 1 p. 1/2 in-4, adresse au dos, déchirure marginale au feuillet d’adresse due à l’ouverture sans atteinte au texte, tache brune marginale. Extraordinaire lettre témoignant de l’état de gr âce dont jouit Bonaparte sous le Consulat , après avoir ramené l’ordre intérieur et la paix extérieure. La triomphale tournée consulaire en Normandie , premier voyage officiel en province depuis les signatures de la paix d’Amiens et du Concordat : Napoléon Bonaparte, accompagné de Joséphine, entreprit en effet le 29 octobre 1802 un déplacement dans l’Ouest, ponctué de réceptions officielles et de visites de manufactures. Il demeura à Rouen du 30 octobre au 3 novembre, puis partit pour Honfleur où il s’embarqua pour le Havre, gagna Dieppe, fit une incursion sur la côte picarde jusqu’au Tréport et à l’embouchure de la Somme, puis rentra à Saint-Cloud le 13 novembre après être passé par Beauvais. Joseph Bonaparte , cheville ouvri ère diplomatique de la pai x : c’est lui qui dirigea pour la France les négociations qui menèrent aux traités de Mortefontaine avec les États-Unis (septembre 1800), de Lunéville avec l’Autriche (février 1801) et d’Amiens avec l’Angleterre (mars 1802). Avec des congratulations pour la naissance de Charlotte, seconde fille de Joseph Bonaparte et de son épouse Julie Clary. « J’ai apris avec plaisir, mon cher petit frère, l’heureux accouchement de Julie. Je vous prie de l’embrasser pour moi et ma nouvelle petite nièce que j’aurois désiré être un petit garçon, mais ce sera pour le 1er, je compte là-dessus pour l’année prochaine. Nous sommes encore ici pour jusqu’à vendredi, nous allons au Havre, à Elbeuf, Honfleur, Bauvais, vous voyez que notre voyage sera plus long que Bonaparte ne l’avoit dit. Il a été reçu ici avec un enthousiasme dificile à exprimer, on vient de dix et douze lieues pour le voir, et sans exagération il y a toujours devant ses fenêtres 20 mille âmes, qui le demandent sans cesse. On ne sçait de quelle mani[ère] l’appeller , il y en a qui l’appellent le Pacificateur du monde, d’autres le Père du peuple, un homme s’avança et lui dit : «Après Dieu, c’est vous», un autre lui dit : «Mon âme est à Dieu, mais mon coeur est à vous». Vous voyez, mon cher petit frère, combien votre frère a été heureux, et qu’il fait bien de sortir quelques fois de cette grande ville de Paris. J’entre dans tout ces détails, mon cher petit frère, parce qu’ils ne vous sont pas étrangers, et qu’ils vous feront grand plaisir. Adieu, comptez pour la vie sur le tendre attachement de votre bonne soeur, Joséphine Bonaparte. Faites-moi le plaisir de donner de mes nouvelles à Hortense et à son mari [sa fille Hortense de Beauharnais et le mari de celle-ci Louis Bonaparte]. Je ne puis leur écrire aujourd’hui, allant visiter avec Bonaparte les manufactures. » Rare signature « Joséphine Bonaparte » de la future impératrice . Impératrice Joséphine, Correspondance, 1782-1814, Paris, Payot, 1996, n° 199. Joint , une lettre signée de Jean-François-Perron, membre de la Commission impériale pour l’édition de la correspondance de Napoléon Ier, en remerciement d’avoir eu communication de la présente lettre de Joséphine (Paris, 1855).
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