Jules ROMAINS (1885-1972). Manuscrit autographe, Diderot précurseur, [1963] ; 6 pages in-4 avec ratures et corrections, montées sur onglets et reliées en un vol. demi-chagrin rouge à coins. Éloge de Diderot, pour célébrer le 250e anniversaire de la naissance de Diderot, paru à la « une » des Nouvelles littéraires du 19 décembre 1963, sous le titre Le Précurseur. Romains distingue chez Diderot « les découvertes, les actes de clairvoyance divinatoire », le « courage obstiné, patient », sa défense de la raison « contre les excès desséchants du rationalisme »… Il le loue d’avoir accordé « une valeur spéciale à certaines données de la conscience morale naturelle, et […] dans un style qui annonce celui de Kant »… Précurseur aussi en matière politique, Diderot était « beaucoup plus foncièrement démocrate que Voltaire, qui s’est toujours méfié de la masse inculte. Il avait beaucoup mieux que Rousseau le sens du réel et du possible. Il pouvait s’amuser d’une vision utopique, mais non point en être dupe »… Passant rapidement sur sa contribution à la littérature dramatique, Romains fait de Diderot le fondateur de la critique d’art : « il n’est pas sûr que les merveilleux morceaux de pataphysique sublimes que provoque en 1963 la plus modeste exposition de toiles, n’apparaissent pas plus obsolètes et comiquement folâtres que les Salons de Diderot »… Et de terminer par l’écrivain et son style, « restés parmi les plus modernes (au sens où Baudelaire entendait ce mot). Là encore il a montré la richesse de ses ressources, et la faculté de se diversifier, au risque de manifester des traits apparemment contradictoires »…
Jules ROMAINS (1885-1972). Manuscrit autographe, Diderot précurseur, [1963] ; 6 pages in-4 avec ratures et corrections, montées sur onglets et reliées en un vol. demi-chagrin rouge à coins. Éloge de Diderot, pour célébrer le 250e anniversaire de la naissance de Diderot, paru à la « une » des Nouvelles littéraires du 19 décembre 1963, sous le titre Le Précurseur. Romains distingue chez Diderot « les découvertes, les actes de clairvoyance divinatoire », le « courage obstiné, patient », sa défense de la raison « contre les excès desséchants du rationalisme »… Il le loue d’avoir accordé « une valeur spéciale à certaines données de la conscience morale naturelle, et […] dans un style qui annonce celui de Kant »… Précurseur aussi en matière politique, Diderot était « beaucoup plus foncièrement démocrate que Voltaire, qui s’est toujours méfié de la masse inculte. Il avait beaucoup mieux que Rousseau le sens du réel et du possible. Il pouvait s’amuser d’une vision utopique, mais non point en être dupe »… Passant rapidement sur sa contribution à la littérature dramatique, Romains fait de Diderot le fondateur de la critique d’art : « il n’est pas sûr que les merveilleux morceaux de pataphysique sublimes que provoque en 1963 la plus modeste exposition de toiles, n’apparaissent pas plus obsolètes et comiquement folâtres que les Salons de Diderot »… Et de terminer par l’écrivain et son style, « restés parmi les plus modernes (au sens où Baudelaire entendait ce mot). Là encore il a montré la richesse de ses ressources, et la faculté de se diversifier, au risque de manifester des traits apparemment contradictoires »…
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