Lannes (Jean). Lettre autographe signée à son épouse Louise Guéhenneuc. Tudela, 25 novembre 1808. 2 pp. in-4, adresse au dos avec marque postale « n°13 armée française en Espagne » ; petites déchirures due à l'ouverture sans atteinte au texte sur le feuillet d'adresse. Lettre triomphante sur sa victoire de Tudela. Lors de la campagne menée personnellement par l'empereur en Espagne pour redresser une situation mettant le trône de son frère Joseph en péril, Lannes fut chargé des opérations contre le général espagnol Francisco Javier Castaños – le vainqueur de Bailén –, et remporta la victoire décisive de Tudela le 23 novembre 1808. « Je t'avois écrit, ma bonne amie, de Burgos que je comptois rester auprès de l'empereur. Je reçus l'ordre le même jour de venir prendre le commandement du corps d'armée de monsieur le maréchal Mançay [Bon-Adrien Jeannot de Moncey] et de la division du général Lagrange [Joseph Lagrange] ; je me suis [mis] en marche de Logron [Logroño] pour venir attaquer l'ennemi qui étoit ici au nombre de cinquante mille hommes commandés par Castagnos. Dans une position épouvantable, il a été culbuté de toute part par six mille hommes. Juge de la valeur de cette canaille, j'espère que tout sera pris avant quatre jours. On a été à leur poursuite de tous les côtés. Il n'a plus un seul canon, nous lui avons pris toute son artillerie, fait jusqu'à présent six mille prisoniers. Ainsi... voilà ses armées si redoutables totalement détruites. Louis a eu un cheval tué sous lui et a été un peu touché sur les dens, cela n'est rien, il fait son service [Louis Ghéhenneuc, frère de Louise, aide de camp du maréchal Lannes, futur aide de camp de l'empereur et général d'Empire]. Je suis un peu fatigué, je compte partir dans deux jours pour revenir près de Sa Majesté. Le gl Lagrange a eu le bra traversé d'une bale, il est ici avec moi mai il n'y a rien de cassé, il sera guéri avant un mois. je te prie de dire à madame Lagrange d'ettre bien tranquile, elle verra son mari dans un mois ; il part pour France. Et toi aussi, ma bonne amie, sois bien tranquile, nous ne pouvons plus avoir d'affaire, il n'y a plus d'armée ennemi. La bataille de Tudela est la plus belle que nous ayons jamais eu ; on serait entré dans Saragose si on eût bien exécuté mes ordres. J'espère, ma chère Louise, que tu seras bien résonable, que tu ne viendras pas à Bayonne, que tu soigneras bien ta santé. Nous ne pouvons pas être longtems à revenir en France ; ne sois pas étonnée si tu ne reçois pas de mes lettres plus souvent, quan on est détaché du quartier impérial on n'a aucun moyen de faire parvenir les lettres. Parle-moi de mes enfans dans le plus grand détail dans toutes tes lettres. Dis à ton ami [le futur comte et sénateur François-Scholastique Guéhenneuc, père de Louise] que je ne lui écris pas, embrasse-le pour moi ainsi que ta maman et toute la grande et petite famille ; mille choses à Corvisard [le médecin personnel de Napoléon Ier, Jean-Nicolas Corvisart dont il était très proche], dis-lui que je n'oublierai pas qu'il m'a recommandé les Englois, il ne faut que les tracasser... » Joint, une lettre autographe signée de l'aide-de-camp du maréchal Lannes, Joseph-César de Saint-Mars, adressée à l'épouse de celui-ci, Louise Guéhenneuc. Quartier impérial [d'Aranda de Duero], 26 novembre [1808] : « Madame la maréchale, les Espagnols viennent de donner à monsieur le maréchal un nouveau triomphe. À la tête du corps du mal Moncey et de la don Lagrange, M. le mal Lannes a battu entièrement l'armée espagnole devant Tudela le 23 novembre. Louis [Guéhenneuc] a eu un cheval tué sous lui d'un coup de balle. Un boulet tombé entre lui et le maréchal l'a étourdi fortement, mais il va bien... M. le maréchal est bien portant, et ne tardera pas à revenir au quartier gl de l'empereur où j'ai été envoyé pour annoncer cette victoire... Le général Lagrange a reçu une balle dans les chairs du bras droit. Cela n'est pas dangereux. »
Lannes (Jean). Lettre autographe signée à son épouse Louise Guéhenneuc. Tudela, 25 novembre 1808. 2 pp. in-4, adresse au dos avec marque postale « n°13 armée française en Espagne » ; petites déchirures due à l'ouverture sans atteinte au texte sur le feuillet d'adresse. Lettre triomphante sur sa victoire de Tudela. Lors de la campagne menée personnellement par l'empereur en Espagne pour redresser une situation mettant le trône de son frère Joseph en péril, Lannes fut chargé des opérations contre le général espagnol Francisco Javier Castaños – le vainqueur de Bailén –, et remporta la victoire décisive de Tudela le 23 novembre 1808. « Je t'avois écrit, ma bonne amie, de Burgos que je comptois rester auprès de l'empereur. Je reçus l'ordre le même jour de venir prendre le commandement du corps d'armée de monsieur le maréchal Mançay [Bon-Adrien Jeannot de Moncey] et de la division du général Lagrange [Joseph Lagrange] ; je me suis [mis] en marche de Logron [Logroño] pour venir attaquer l'ennemi qui étoit ici au nombre de cinquante mille hommes commandés par Castagnos. Dans une position épouvantable, il a été culbuté de toute part par six mille hommes. Juge de la valeur de cette canaille, j'espère que tout sera pris avant quatre jours. On a été à leur poursuite de tous les côtés. Il n'a plus un seul canon, nous lui avons pris toute son artillerie, fait jusqu'à présent six mille prisoniers. Ainsi... voilà ses armées si redoutables totalement détruites. Louis a eu un cheval tué sous lui et a été un peu touché sur les dens, cela n'est rien, il fait son service [Louis Ghéhenneuc, frère de Louise, aide de camp du maréchal Lannes, futur aide de camp de l'empereur et général d'Empire]. Je suis un peu fatigué, je compte partir dans deux jours pour revenir près de Sa Majesté. Le gl Lagrange a eu le bra traversé d'une bale, il est ici avec moi mai il n'y a rien de cassé, il sera guéri avant un mois. je te prie de dire à madame Lagrange d'ettre bien tranquile, elle verra son mari dans un mois ; il part pour France. Et toi aussi, ma bonne amie, sois bien tranquile, nous ne pouvons plus avoir d'affaire, il n'y a plus d'armée ennemi. La bataille de Tudela est la plus belle que nous ayons jamais eu ; on serait entré dans Saragose si on eût bien exécuté mes ordres. J'espère, ma chère Louise, que tu seras bien résonable, que tu ne viendras pas à Bayonne, que tu soigneras bien ta santé. Nous ne pouvons pas être longtems à revenir en France ; ne sois pas étonnée si tu ne reçois pas de mes lettres plus souvent, quan on est détaché du quartier impérial on n'a aucun moyen de faire parvenir les lettres. Parle-moi de mes enfans dans le plus grand détail dans toutes tes lettres. Dis à ton ami [le futur comte et sénateur François-Scholastique Guéhenneuc, père de Louise] que je ne lui écris pas, embrasse-le pour moi ainsi que ta maman et toute la grande et petite famille ; mille choses à Corvisard [le médecin personnel de Napoléon Ier, Jean-Nicolas Corvisart dont il était très proche], dis-lui que je n'oublierai pas qu'il m'a recommandé les Englois, il ne faut que les tracasser... » Joint, une lettre autographe signée de l'aide-de-camp du maréchal Lannes, Joseph-César de Saint-Mars, adressée à l'épouse de celui-ci, Louise Guéhenneuc. Quartier impérial [d'Aranda de Duero], 26 novembre [1808] : « Madame la maréchale, les Espagnols viennent de donner à monsieur le maréchal un nouveau triomphe. À la tête du corps du mal Moncey et de la don Lagrange, M. le mal Lannes a battu entièrement l'armée espagnole devant Tudela le 23 novembre. Louis [Guéhenneuc] a eu un cheval tué sous lui d'un coup de balle. Un boulet tombé entre lui et le maréchal l'a étourdi fortement, mais il va bien... M. le maréchal est bien portant, et ne tardera pas à revenir au quartier gl de l'empereur où j'ai été envoyé pour annoncer cette victoire... Le général Lagrange a reçu une balle dans les chairs du bras droit. Cela n'est pas dangereux. »
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