Lettre autographe signée, datée Le 20 [octobre 1930], adressée à André Thérive, 2 pages in-8, à l'encre noire sur un feuillet in-8 sur papier à en-tête de la N.R.F., sous chemise demi-maroquin moderne. Lettre remarquable, entièrement consacrée à La Voix royale (Gallimard, 1930) et à sa conception du roman. André Thérive avait publié dans Le Temps du 17 octobre 1930 une critique assez réservée du roman de Malraux. Celui-ci le remercie néanmoins de son article, qui lui semble assez pertinent, et essaye de se justifier: Certes, « Comment tromper la mort en sachant bien l'absurdité foncière de la vie » est, ainsi que vous le dites l'essentiel de ce livre, et peut-être de ceux qui suivront. Il va donc discuter... de quelques points: (...) Mais si je ne suis pas « le train qu'on est en droit d'attendre d'un narrateur français », ce n'est ni désir d'originalité, ni retour de l'impressionnisme. C'est conviction que nous n'avons jamais d'un être une connaissance biographique; que le roman biographique (La Bonifas [de Lacretelle], par exemple) ne correspond ni à notre pensée, ni à notre philosophie, ni à notre sensibilité, et qu'il faut substituer à cette connaissance quelque chose d'autre, que je m'efforce pour mon compte, de traduire, peut-être sans y réussir. D'où la volonté de donner la biographie d'un seul personnage et de ne faire connaître les autres que par un mélange de confidences et de suppositions... Le critique ayant demandé: « Où en serez-vous dans un siècle? », Malraux lui répond:...Nous ne savons ni l'un ni l'autre ce que sera Byron dans trois siècles; et je n'en espère pas tant...
Lettre autographe signée, datée Le 20 [octobre 1930], adressée à André Thérive, 2 pages in-8, à l'encre noire sur un feuillet in-8 sur papier à en-tête de la N.R.F., sous chemise demi-maroquin moderne. Lettre remarquable, entièrement consacrée à La Voix royale (Gallimard, 1930) et à sa conception du roman. André Thérive avait publié dans Le Temps du 17 octobre 1930 une critique assez réservée du roman de Malraux. Celui-ci le remercie néanmoins de son article, qui lui semble assez pertinent, et essaye de se justifier: Certes, « Comment tromper la mort en sachant bien l'absurdité foncière de la vie » est, ainsi que vous le dites l'essentiel de ce livre, et peut-être de ceux qui suivront. Il va donc discuter... de quelques points: (...) Mais si je ne suis pas « le train qu'on est en droit d'attendre d'un narrateur français », ce n'est ni désir d'originalité, ni retour de l'impressionnisme. C'est conviction que nous n'avons jamais d'un être une connaissance biographique; que le roman biographique (La Bonifas [de Lacretelle], par exemple) ne correspond ni à notre pensée, ni à notre philosophie, ni à notre sensibilité, et qu'il faut substituer à cette connaissance quelque chose d'autre, que je m'efforce pour mon compte, de traduire, peut-être sans y réussir. D'où la volonté de donner la biographie d'un seul personnage et de ne faire connaître les autres que par un mélange de confidences et de suppositions... Le critique ayant demandé: « Où en serez-vous dans un siècle? », Malraux lui répond:...Nous ne savons ni l'un ni l'autre ce que sera Byron dans trois siècles; et je n'en espère pas tant...
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