MOLIÈRE. Œuvres. Nouvelle édition. Paris, 1734. 6 volumes in-4, maroquin citron, triple filet, armes au centre, dos orné, pièces de titre et de tomaison fauve, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrure (Reliure de l'époque). SUPERBE ET CÉLÈBRE ILLUSTRATION DE BOUCHER. Elle comprend en tout un portrait gravé par Lépicié d'après Coypel, un fleuron répété sur chaque titre, 33 figures par Boucher gravées par Laurent Cars 198 vignettes et culs-de-lampe, plusieurs répétés, par Boucher, Blondel et Oppenord, gravés par Joullain et Laurent Cars Exemplaire de premier tirage avec la faute à «Comteesse», tome VI, p. 360. TRÈS PRÉCIEUX EXEMPLAIRE DE MADAME SOPHIE, RELIÉ À SES ARMES. On sait la rareté des exemplaires du Molière de Boucher en maroquin aux armes et Cohen n'en cite que trois en mains privées. Bien peu ont été découverts depuis, et de tous, celui-ci est assurément le plus prestigieux. L'exemplaire de Madame Adélaïde est aujourd'hui à la bibliothèque de Versailles (cité par Cohen, col. 713) et l'on ne connaît rien de celui de Madame Victoire, qui a probablement existé. L. Quentin-Bauchart (Les Femmes bibliophiles de France, p. 125 et sq.) nous rappelle que cette teinte a été choisie par Madame Sophie (1734-1782, cinquième fille de Louis XV et Marie Leszczynska, elle-même seconde fille de Stanislas Ier) pour distinguer sa collection de celle de ses soeurs (Madame Adélaïde ayant adopté le maroquin rouge, et Madame Victoire le vert) ; de plus, « Madame Sophie ayant légué une partie de sa bibliothèque à la marquise de La Porte de Riants, née Colbert de Croissy, ses livres sont devenus plus rares que ceux de ses soeurs ». D'après Quentin-Bauchart (II, p. 176, n° 21), l'exemplaire porte en outre, sur le second plat du tome III, trois lignes autographes à l'encre de Stanislas ier Leszczynski (1677-1766), roi de Pologne, duc de Lorraine et de Bar : Je vous aime ma chère graille de tout mon coeur Stanislas. Il s'adresserait ainsi à Madame Sophie en tant que grand-père, s'autorisant donc à l'appeler par le surnom que lui donnait Louis XV, « graille », nom vulgaire de la corneille. La signature sur le plat de Stanislas a été biffée. Cette inscription, que nous reproduisons est aujourd'hui considérée comme d'une autre main. De la bibliothèque du marquis de Certaines, au château de Villemolin dans la Nièvre.
MOLIÈRE. Œuvres. Nouvelle édition. Paris, 1734. 6 volumes in-4, maroquin citron, triple filet, armes au centre, dos orné, pièces de titre et de tomaison fauve, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrure (Reliure de l'époque). SUPERBE ET CÉLÈBRE ILLUSTRATION DE BOUCHER. Elle comprend en tout un portrait gravé par Lépicié d'après Coypel, un fleuron répété sur chaque titre, 33 figures par Boucher gravées par Laurent Cars 198 vignettes et culs-de-lampe, plusieurs répétés, par Boucher, Blondel et Oppenord, gravés par Joullain et Laurent Cars Exemplaire de premier tirage avec la faute à «Comteesse», tome VI, p. 360. TRÈS PRÉCIEUX EXEMPLAIRE DE MADAME SOPHIE, RELIÉ À SES ARMES. On sait la rareté des exemplaires du Molière de Boucher en maroquin aux armes et Cohen n'en cite que trois en mains privées. Bien peu ont été découverts depuis, et de tous, celui-ci est assurément le plus prestigieux. L'exemplaire de Madame Adélaïde est aujourd'hui à la bibliothèque de Versailles (cité par Cohen, col. 713) et l'on ne connaît rien de celui de Madame Victoire, qui a probablement existé. L. Quentin-Bauchart (Les Femmes bibliophiles de France, p. 125 et sq.) nous rappelle que cette teinte a été choisie par Madame Sophie (1734-1782, cinquième fille de Louis XV et Marie Leszczynska, elle-même seconde fille de Stanislas Ier) pour distinguer sa collection de celle de ses soeurs (Madame Adélaïde ayant adopté le maroquin rouge, et Madame Victoire le vert) ; de plus, « Madame Sophie ayant légué une partie de sa bibliothèque à la marquise de La Porte de Riants, née Colbert de Croissy, ses livres sont devenus plus rares que ceux de ses soeurs ». D'après Quentin-Bauchart (II, p. 176, n° 21), l'exemplaire porte en outre, sur le second plat du tome III, trois lignes autographes à l'encre de Stanislas ier Leszczynski (1677-1766), roi de Pologne, duc de Lorraine et de Bar : Je vous aime ma chère graille de tout mon coeur Stanislas. Il s'adresserait ainsi à Madame Sophie en tant que grand-père, s'autorisant donc à l'appeler par le surnom que lui donnait Louis XV, « graille », nom vulgaire de la corneille. La signature sur le plat de Stanislas a été biffée. Cette inscription, que nous reproduisons est aujourd'hui considérée comme d'une autre main. De la bibliothèque du marquis de Certaines, au château de Villemolin dans la Nièvre.
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