NAPOLÉON IER. Lettre signée «Napole» avec DEUX MOTS AUTOGRAPHES, [adressée au vice-roi d'Italie le prince Eugène de Beauharnais]. Mantoue, 19 juin 1805. 2 pp. 1/4 in-4 sur papier vergé doré sur tranches. IMPORTANTE LETTRE POUR INSTRUIRE LE PRINCE EUGENE DANS L'EXERCICE DU POUVOIR, à l'occasion particulière de la réorganisation du système de censure dans le royaume d'Italie. L'empereur, qui venait d'être couronné roi d'Italie le 26 mai, tenait la main à toutes les affaires importantes de son nouveau royaume et encadrait étroitement l'action du vice-roi, Eugène de Beauharnais. Il avait demandé à ce dernier le 14 juin de supprimer la censure telle qu'elle existait dans la République italienne (devenue royaume d'Italie) et critique ici sur la forme la circulaire rédigée en conséquence par le prince Eugène. «Mon cousin, je reçois votre circulaire au ministre de l'Intérieur [du royaume d'Italie, Daniele Felici]. IL EST INUTILE DE PARLER DE LA FRANCE. CELA PEUT SE FAIRE EN CONVERSATION, MAIS LES CIRCONSTANCES N'ETANT PAS LES MEMES, CE N'EST NI DE LA BONNE LOGIQUE, NI DE LA BONNE POLITIQUE que de citer la France ou un autre pays. La circulaire est trop étendue, L'AUTORITE RAISONNE MOINS ET S'EXPLIQUE PLUS BRIEVEMENT. Vous auriez mieux écrit, en six lignes: "Monsieur Felici, ministre de l'Intérieur (à ce propos, IL EST NECESSAIRE QUE VOUS ARRETIEZ VOTRE PROTOCOLE SOIT POUR COMMENCER SOIT POUR FINIR VOS LETTRES, AFIN D'AVOIR DE L'UNIFORMITE ET DE LA DIGNITE), l'intention de Sa majesté est que la magistrature de révision soit supprimée, & qu'aucune espèce de censure ne soit exercée sur la presse, et que dans le cas de la non-connoissance de l'auteur, le libraire soit responsable de ce qu'il y a dans l'écrit qu'il débite de contraire à l'ordre public, à l'intérêt ou à l'honneur des particuliers. Sa Majesté entend cependant que sept jours avant de mettre un ouvrage en vente, une copie en soit envoyée au ministre de l'Intérieur, afin que s'il contient quelque chose de contraire à l'ordre public, la publication en puisse être arrêtée. L'ouvrage pourra aussi être arrêté toutes & quantes fois qu'il sera reconnu contraire au Gouvernement et au bien public. Présentez-moi donc un projet [de la main de l'empereur:] de décret pour atteindre ce but". VOTRE CIRCULAIRE A L'INCONVENIENT DE CONTENIR EN QUATRE PAGES UN GRAND NOMBRE DE DISPOSITIONS LEGISLATIVES & REGLEMENTAIRES. UNE LETTRE A UN MINISTRE NE DOIT AVOIR POUR OBJET QUE DE LUI DONNER L'INITIATIVE POUR QU'IL VOUS PRESENTE UN PROJET DE DECRET, OU QUE DE DISCUTER QUELQUES POINTS RELATIFS A L'EXECUTION D'UNE LOI OU D'UN REGLEMENT EXISTANT, mais lorsqu'il s'agit de peines, on ne peut parler que par une loi, un règlement, un décret...» Napoléon Ier, Correspondance générale, t. V, Fayard, 2008, n° 10296
NAPOLÉON IER. Lettre signée «Napole» avec DEUX MOTS AUTOGRAPHES, [adressée au vice-roi d'Italie le prince Eugène de Beauharnais]. Mantoue, 19 juin 1805. 2 pp. 1/4 in-4 sur papier vergé doré sur tranches. IMPORTANTE LETTRE POUR INSTRUIRE LE PRINCE EUGENE DANS L'EXERCICE DU POUVOIR, à l'occasion particulière de la réorganisation du système de censure dans le royaume d'Italie. L'empereur, qui venait d'être couronné roi d'Italie le 26 mai, tenait la main à toutes les affaires importantes de son nouveau royaume et encadrait étroitement l'action du vice-roi, Eugène de Beauharnais. Il avait demandé à ce dernier le 14 juin de supprimer la censure telle qu'elle existait dans la République italienne (devenue royaume d'Italie) et critique ici sur la forme la circulaire rédigée en conséquence par le prince Eugène. «Mon cousin, je reçois votre circulaire au ministre de l'Intérieur [du royaume d'Italie, Daniele Felici]. IL EST INUTILE DE PARLER DE LA FRANCE. CELA PEUT SE FAIRE EN CONVERSATION, MAIS LES CIRCONSTANCES N'ETANT PAS LES MEMES, CE N'EST NI DE LA BONNE LOGIQUE, NI DE LA BONNE POLITIQUE que de citer la France ou un autre pays. La circulaire est trop étendue, L'AUTORITE RAISONNE MOINS ET S'EXPLIQUE PLUS BRIEVEMENT. Vous auriez mieux écrit, en six lignes: "Monsieur Felici, ministre de l'Intérieur (à ce propos, IL EST NECESSAIRE QUE VOUS ARRETIEZ VOTRE PROTOCOLE SOIT POUR COMMENCER SOIT POUR FINIR VOS LETTRES, AFIN D'AVOIR DE L'UNIFORMITE ET DE LA DIGNITE), l'intention de Sa majesté est que la magistrature de révision soit supprimée, & qu'aucune espèce de censure ne soit exercée sur la presse, et que dans le cas de la non-connoissance de l'auteur, le libraire soit responsable de ce qu'il y a dans l'écrit qu'il débite de contraire à l'ordre public, à l'intérêt ou à l'honneur des particuliers. Sa Majesté entend cependant que sept jours avant de mettre un ouvrage en vente, une copie en soit envoyée au ministre de l'Intérieur, afin que s'il contient quelque chose de contraire à l'ordre public, la publication en puisse être arrêtée. L'ouvrage pourra aussi être arrêté toutes & quantes fois qu'il sera reconnu contraire au Gouvernement et au bien public. Présentez-moi donc un projet [de la main de l'empereur:] de décret pour atteindre ce but". VOTRE CIRCULAIRE A L'INCONVENIENT DE CONTENIR EN QUATRE PAGES UN GRAND NOMBRE DE DISPOSITIONS LEGISLATIVES & REGLEMENTAIRES. UNE LETTRE A UN MINISTRE NE DOIT AVOIR POUR OBJET QUE DE LUI DONNER L'INITIATIVE POUR QU'IL VOUS PRESENTE UN PROJET DE DECRET, OU QUE DE DISCUTER QUELQUES POINTS RELATIFS A L'EXECUTION D'UNE LOI OU D'UN REGLEMENT EXISTANT, mais lorsqu'il s'agit de peines, on ne peut parler que par une loi, un règlement, un décret...» Napoléon Ier, Correspondance générale, t. V, Fayard, 2008, n° 10296
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