Auktionsarchiv: Los-Nr. 356

PENDULE DITE «À L'AMÉRIQUE» en bronze

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PENDULE DITE «À L'AMÉRIQUE» en bronze

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PENDULE DITE «À L'AMÉRIQUE» en bronze ciselé, doré ou patiné; le continent personnifié par une jeune chasseresse à coiffe et pagne de plumes, le pied posé sur un reptile et assise sur le tambour, ce dernier flanqué d'un palmier. Base à ressaut à décor de serpents retenant des guirlandes et rangs de perles. Le cadran émaillé signé «Deverberie à Paris», indique les heures en chiffres romains et les graduations des minutes. Epoque Directoire (manques). H_42 cm Avant la fin du XVIIIe siècle, le noir constitue rarement un thème décoratif pour les créations horlogères françaises et plus largement européennes. C'est véritablement à la fin de l'Ancien Régime, plus précisément dans la dernière décennie du XVIIIe siècle et dans les premières années du siècle suivant, qu'apparaissent les premiers modèles de pendules dites «au nègre» ou «au sauvage». Elles font écho à un courant philosophique développé dans quelques grands ouvrages littéraires et historiques, notamment Paul et Virginie de Bernardin de Saint-Pierre publié en 1787 qui dépeint l'innocence de l'Homme, Atala de Chateaubriand qui restaure l'idéal chrétien et surtout le chef-d'oeuvre de Daniel Defoe publié en 1719: Robinson Crusoé. Le dessin original de la pendule proposée titré «l'Amérique» fut déposé en l'An VII par le fondeur-ciseleur parisien Jean-Simon-Deverberie (1764-1824), l'un des plus importants bronziers parisiens de la fin du XVIIIe siècle et des deux premières décennies du siècle suivant dont l'atelier était installé successivement rue Barbette en 1800, rue du Temple en 1804, enfin rue des Fossés du Temple entre 1812 et 1820; le dessin est illustré dans D. et P. Fléchon, «La pendule au nègre», dans Bulletin de l'association nationale des collectionneurs et amateurs d'horlogerie ancienne, printemps 1992, n°63, p.32, photo n°3. Parmi les pendules connues de composition similaire, mentionnons notamment quelques modèles passés sur le Marché de l'art: spécialement un premier exemplaire, le cadran signé Deverberie, vendu chez Christie's, à Amsterdam, le 4 avril 2012, lot 513; un deuxième passé en vente chez Koller, à Zurich, le 3 décembre 2008, lot 1325 et un troisième proposé aux enchères à Versailles, le 13 mai 1990, lot 116; enfin, citons un dernier exemplaire qui appartient aux collections du musée François Duesberg à Mons (reproduit dans le catalogue de l'exposition «De noir et d'or, Pendules «au bon sauvage»», Musées Royaux d'Art et d'Histoire, Bruxelles, 1993). Jean-Simon-Deverberie (1764-1824) figure parmi les plus importants bronziers parisiens de la fin du XVIIIe siècle et des deux premières décennies du siècle suivant. Marié avec Marie-Louise Veron, il semble qu'il se soit quasi exclusivement spécialisé dans la création de pendules, de flambeaux et de candélabres ornés de figures exotiques, particulièrement de personnages africains; il déposa de nombreux modèles de pendules dites «au nègre», notamment les modèles dits «l'Afrique», «l'Amérique» et «Indien et Indienne enlacés» (les dessins sont conservés au Cabinet des estampes à la Bibliothèque nationale à Paris). Il installa son atelier successivement rue Barbette en 1800, rue du Temple en 1804, enfin rue des Fossés du Temple entre 1812 et 1820.

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PENDULE DITE «À L'AMÉRIQUE» en bronze ciselé, doré ou patiné; le continent personnifié par une jeune chasseresse à coiffe et pagne de plumes, le pied posé sur un reptile et assise sur le tambour, ce dernier flanqué d'un palmier. Base à ressaut à décor de serpents retenant des guirlandes et rangs de perles. Le cadran émaillé signé «Deverberie à Paris», indique les heures en chiffres romains et les graduations des minutes. Epoque Directoire (manques). H_42 cm Avant la fin du XVIIIe siècle, le noir constitue rarement un thème décoratif pour les créations horlogères françaises et plus largement européennes. C'est véritablement à la fin de l'Ancien Régime, plus précisément dans la dernière décennie du XVIIIe siècle et dans les premières années du siècle suivant, qu'apparaissent les premiers modèles de pendules dites «au nègre» ou «au sauvage». Elles font écho à un courant philosophique développé dans quelques grands ouvrages littéraires et historiques, notamment Paul et Virginie de Bernardin de Saint-Pierre publié en 1787 qui dépeint l'innocence de l'Homme, Atala de Chateaubriand qui restaure l'idéal chrétien et surtout le chef-d'oeuvre de Daniel Defoe publié en 1719: Robinson Crusoé. Le dessin original de la pendule proposée titré «l'Amérique» fut déposé en l'An VII par le fondeur-ciseleur parisien Jean-Simon-Deverberie (1764-1824), l'un des plus importants bronziers parisiens de la fin du XVIIIe siècle et des deux premières décennies du siècle suivant dont l'atelier était installé successivement rue Barbette en 1800, rue du Temple en 1804, enfin rue des Fossés du Temple entre 1812 et 1820; le dessin est illustré dans D. et P. Fléchon, «La pendule au nègre», dans Bulletin de l'association nationale des collectionneurs et amateurs d'horlogerie ancienne, printemps 1992, n°63, p.32, photo n°3. Parmi les pendules connues de composition similaire, mentionnons notamment quelques modèles passés sur le Marché de l'art: spécialement un premier exemplaire, le cadran signé Deverberie, vendu chez Christie's, à Amsterdam, le 4 avril 2012, lot 513; un deuxième passé en vente chez Koller, à Zurich, le 3 décembre 2008, lot 1325 et un troisième proposé aux enchères à Versailles, le 13 mai 1990, lot 116; enfin, citons un dernier exemplaire qui appartient aux collections du musée François Duesberg à Mons (reproduit dans le catalogue de l'exposition «De noir et d'or, Pendules «au bon sauvage»», Musées Royaux d'Art et d'Histoire, Bruxelles, 1993). Jean-Simon-Deverberie (1764-1824) figure parmi les plus importants bronziers parisiens de la fin du XVIIIe siècle et des deux premières décennies du siècle suivant. Marié avec Marie-Louise Veron, il semble qu'il se soit quasi exclusivement spécialisé dans la création de pendules, de flambeaux et de candélabres ornés de figures exotiques, particulièrement de personnages africains; il déposa de nombreux modèles de pendules dites «au nègre», notamment les modèles dits «l'Afrique», «l'Amérique» et «Indien et Indienne enlacés» (les dessins sont conservés au Cabinet des estampes à la Bibliothèque nationale à Paris). Il installa son atelier successivement rue Barbette en 1800, rue du Temple en 1804, enfin rue des Fossés du Temple entre 1812 et 1820.

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