La bataille de Nördlingen, 6 septembre 1634 Toile 120 x 170 cm Signé en bas vers la gauche: P.SnAYerS et le détail page 4 La bataille de Nördlingen a lieu le 6 septembre 1634 au cours de la guerre de Trente ans. En février 1634 le roi Ferdinand de Hongrie (1608-1657), fils de l'empereur Ferdinand II (1578-1637) prend le commandement suprême de l'armée impériale et bavaroise. Pour renforcer ses succès à Ratisbonne et Donauwörth au cours de l'été 1634, il assiège Nördlingen. Cette ville du Sud-Ouest de l'Allemagne, proche d'Ulm, est une base stratégique pour l'ennemi suédois qui a conclu une alliance avec les princes protestants allemands et les Provinces-Unies. Au même moment, le cardinal-infant Ferdinand d'Autriche (1609-1641), frère cadet du roi d'Espagne Philippe IV (1605-1665) marche vers Bruxelles pour prendre son poste de gouverneur des Pays-Bas du Sud, traversant l'Allemagne du Sud occupée par les Suédois. C'est près de Nördlingen qu' il rejoint son cousin Ferdinand de Hongrie. Le parti catholique des Habsbourg réunit alors 35.000 hommes face à une armée protestante de 25.000 hommes. Le 6 septembre 1634 se déroule une bataille décisive près de la forêt de Haeselberg, sur les hauteurs d' Albuch. La force du nombre l'emporte: l'armée protestante perd 12.000 hommes tandis que l'armée catholique n'en perd que 2.400. Mettant fin à l'alliance d'Heilbronn (1633) et à la domination suédoise dans le sud de l'Allemagne, la bataille de Nördlingen préfigure l'entrée de la France dans le conflit, le ralliement des princes protestants à la bannière de l'empereur et la paix de Prague en 1635. Victoire spectaculaire, elle redonne espoir aux Pays-Bas du Sud qui attendent de leur nouveau gouverneur une fin rapide à une campagne désastreuse. Les décors des joyeuses entrées du cardinal-infant à Anvers en 1634 et à Gand en 1635 traduisent cet enthousiasme et plusieurs tableaux sur le parcours triomphal rappellent ce fait d'armes. Alors que Rubens (1577-1640) et Cornelis Schut (1597-1655) peignent les portraits équestres des deux chefs de l'armée, Peter Snayers peint la bataille elle-même. Son biographe et contemporain, Cornelis de Bie affirme qu'il n'a jamais été sur les lieux des combats qu'il représente pourtant avec réalisme et exactitude. Pour ce faire, il s'inspire des relevés militaires et de gravures, interroge connaisseurs et chefs militaires. Il reprend ici la gravure de Balthazar Florisz van Berckenrode le jeune, actif à Amsterdam (1591-1645), titrée Delineatio Aciei et Pugnae ad Nortlingam VI. Septembris. A° M.DC.XXXI. éditée à Anvers en 1636 dans un recueil du père jésuite Becanus, richement illustré, qui commémore les festivités mises en place à l'occasion de l'entrée de Ferdinand d'Autriche à Gand (Serenissimi Principis Ferdinandi Hispaniarum Infantis S.R.E.Cardinalis Triumphalis Introitus in Flandriae Metropolim Gandavum). Peter Snayers l'a suivie dans les moindres détails: position de l'artillerie, des troupes, nombre de régiments de cavalerie et d'infanterie... Les écarts sont minimes. On peut identifier à droite la ville de Nördlingen avec le clocher de l'église Saint-Georges. Ferdinand d'Autriche et Ferdinand de Hongrie sont les deux petits cavaliers vus de dos sur une butte au milieu des canons qui grondent. Les bannières multicolores avec une croix de Saint-André rouge des régiments espagnols au premier plan désignent les troupes au service des Habsbourg. Il en est de même pour les étendards et écharpes rouges tandis que l'ennemi protestant a des couleurs jaunes et bleues. La représentation du panorama est caractéristique de l'artiste. La couleur y joue un rôle prépondérant: dégradés d'ocres et bruns pour le premier plan, de verts pour les zones centrales et de bleus et gris pour l'horizon. Il a travaillé les effets atmosphériques et animé le premier plan de détails anecdotiques: des soldats au repos ou fringants et sur leurs chevaux fougueux. En bas à droite les cantinières lourdement chargées et les chevaux du train d
La bataille de Nördlingen, 6 septembre 1634 Toile 120 x 170 cm Signé en bas vers la gauche: P.SnAYerS et le détail page 4 La bataille de Nördlingen a lieu le 6 septembre 1634 au cours de la guerre de Trente ans. En février 1634 le roi Ferdinand de Hongrie (1608-1657), fils de l'empereur Ferdinand II (1578-1637) prend le commandement suprême de l'armée impériale et bavaroise. Pour renforcer ses succès à Ratisbonne et Donauwörth au cours de l'été 1634, il assiège Nördlingen. Cette ville du Sud-Ouest de l'Allemagne, proche d'Ulm, est une base stratégique pour l'ennemi suédois qui a conclu une alliance avec les princes protestants allemands et les Provinces-Unies. Au même moment, le cardinal-infant Ferdinand d'Autriche (1609-1641), frère cadet du roi d'Espagne Philippe IV (1605-1665) marche vers Bruxelles pour prendre son poste de gouverneur des Pays-Bas du Sud, traversant l'Allemagne du Sud occupée par les Suédois. C'est près de Nördlingen qu' il rejoint son cousin Ferdinand de Hongrie. Le parti catholique des Habsbourg réunit alors 35.000 hommes face à une armée protestante de 25.000 hommes. Le 6 septembre 1634 se déroule une bataille décisive près de la forêt de Haeselberg, sur les hauteurs d' Albuch. La force du nombre l'emporte: l'armée protestante perd 12.000 hommes tandis que l'armée catholique n'en perd que 2.400. Mettant fin à l'alliance d'Heilbronn (1633) et à la domination suédoise dans le sud de l'Allemagne, la bataille de Nördlingen préfigure l'entrée de la France dans le conflit, le ralliement des princes protestants à la bannière de l'empereur et la paix de Prague en 1635. Victoire spectaculaire, elle redonne espoir aux Pays-Bas du Sud qui attendent de leur nouveau gouverneur une fin rapide à une campagne désastreuse. Les décors des joyeuses entrées du cardinal-infant à Anvers en 1634 et à Gand en 1635 traduisent cet enthousiasme et plusieurs tableaux sur le parcours triomphal rappellent ce fait d'armes. Alors que Rubens (1577-1640) et Cornelis Schut (1597-1655) peignent les portraits équestres des deux chefs de l'armée, Peter Snayers peint la bataille elle-même. Son biographe et contemporain, Cornelis de Bie affirme qu'il n'a jamais été sur les lieux des combats qu'il représente pourtant avec réalisme et exactitude. Pour ce faire, il s'inspire des relevés militaires et de gravures, interroge connaisseurs et chefs militaires. Il reprend ici la gravure de Balthazar Florisz van Berckenrode le jeune, actif à Amsterdam (1591-1645), titrée Delineatio Aciei et Pugnae ad Nortlingam VI. Septembris. A° M.DC.XXXI. éditée à Anvers en 1636 dans un recueil du père jésuite Becanus, richement illustré, qui commémore les festivités mises en place à l'occasion de l'entrée de Ferdinand d'Autriche à Gand (Serenissimi Principis Ferdinandi Hispaniarum Infantis S.R.E.Cardinalis Triumphalis Introitus in Flandriae Metropolim Gandavum). Peter Snayers l'a suivie dans les moindres détails: position de l'artillerie, des troupes, nombre de régiments de cavalerie et d'infanterie... Les écarts sont minimes. On peut identifier à droite la ville de Nördlingen avec le clocher de l'église Saint-Georges. Ferdinand d'Autriche et Ferdinand de Hongrie sont les deux petits cavaliers vus de dos sur une butte au milieu des canons qui grondent. Les bannières multicolores avec une croix de Saint-André rouge des régiments espagnols au premier plan désignent les troupes au service des Habsbourg. Il en est de même pour les étendards et écharpes rouges tandis que l'ennemi protestant a des couleurs jaunes et bleues. La représentation du panorama est caractéristique de l'artiste. La couleur y joue un rôle prépondérant: dégradés d'ocres et bruns pour le premier plan, de verts pour les zones centrales et de bleus et gris pour l'horizon. Il a travaillé les effets atmosphériques et animé le premier plan de détails anecdotiques: des soldats au repos ou fringants et sur leurs chevaux fougueux. En bas à droite les cantinières lourdement chargées et les chevaux du train d
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