MORRIS (1923-2001)
Le Pied-Tendre
Dargaud. 1968
Encre de Chine sur papier pour la planche 39 de l'album.
49 x 35,6 cm. Signée en bas à droite.
60 x 42,8 cm pour la feuille.
Le Pied-Tendre a été prépublié dans Spirou en 1967 (du n°1537 du 28 septembre 1967 au n°1556 du 8 février 1968). Parution en album (n°33) en 1968.
Scénario de René Goscinny (1926 – 1977).
À l’origine de cet épisode, une réalité historique : l’arrivée de nombreux immigrants au Far West, et leur accueil parfois peu amène par les autochtones. Le terme original anglais « tenderfoot » a été d’abord créé par les Amérindiens pour désigner un Blanc novice, inexpérimenté dans son nouvel environnement.
Le « Pied-tendre » dont il est question ici, c’est Waldo Badmington, aristocrate anglais qui hérite du ranch du “vieux Baddy”, surnom donné à Harold Lucius Badmington, récemment décédé. Or ce ranch est convoité par Jack Ready, un cowboy sans scrupules. Pour contrer les plans de Ready, Lucky Luke va prêter main-forte à Waldo, qui débarque dans l’Ouest flanqué de son fidèle butler Jasper.
Avec Astérix chez les Bretons, paru deux ans plus tôt, Goscinny avait déjà montré combien il était à l’aise pour parodier les us et coutumes des citoyens britanniques. Il récidive avec brio dans Le Pied-Tendre, chronique savoureuse du « choc des cultures » entre le lord raffiné et les cowboys rustiques. Ce contraste est parfaitement illustré par Morris et son sens du casting : tout, chez Waldo Badmington, respire le flegme so british. Il suffit d’observer, dans cette planche 39, comment le dessinateur met en scène l’attitude digne et impassible du Pied-Tendre quand il s’avance vers la potence. C’est un nouvel exemple de la symbiose parfaite entre le scénario de Goscinny et le graphisme de Morris.
This episode is based on historical fact: large numbers of immigrants arrived in the American West and they were not always welcomed by the natives. The original English term “tenderfoot” was first coined by Native Americans to designate a novice white man, unaccustomed to his new environment.
The "tenderfoot" in question here is Waldo Badmington, an English aristocrat who inherits the ranch of "Old Baddy", the nickname given to the recently deceased Harold Lucius Badmington. But the ranch is coveted by Jack Ready, an unscrupulous cowboy. To thwart Ready's plans, Lucky Luke steps in to help Waldo, who arrives in the West with his faithful butler Jasper.
With "Astérix chez les Bretons" ("Asterix in Britain"), published two years earlier, Goscinny had already shown how comfortable he was parodying the habits and customs of the British. He did it again with brio in "Le Pied-Tendre" ("The Tenderfoot"), an entertaining chronicle of the "culture clash" between the refined lord and the local cowboys. This contrast is beautifully illustrated by Morris and his sense of casting: everything about Waldo Badmington oozes so British phlegm. Just observe, in Page 39 here, how the artist depicts the dignified, impassive attitude of the Tenderfoot as he makes his way to the gallows... It's another example of the perfect symbiosis between Goscinny's script and Morris' artwork.
MORRIS (1923-2001)
Le Pied-Tendre
Dargaud. 1968
Encre de Chine sur papier pour la planche 39 de l'album.
49 x 35,6 cm. Signée en bas à droite.
60 x 42,8 cm pour la feuille.
Le Pied-Tendre a été prépublié dans Spirou en 1967 (du n°1537 du 28 septembre 1967 au n°1556 du 8 février 1968). Parution en album (n°33) en 1968.
Scénario de René Goscinny (1926 – 1977).
À l’origine de cet épisode, une réalité historique : l’arrivée de nombreux immigrants au Far West, et leur accueil parfois peu amène par les autochtones. Le terme original anglais « tenderfoot » a été d’abord créé par les Amérindiens pour désigner un Blanc novice, inexpérimenté dans son nouvel environnement.
Le « Pied-tendre » dont il est question ici, c’est Waldo Badmington, aristocrate anglais qui hérite du ranch du “vieux Baddy”, surnom donné à Harold Lucius Badmington, récemment décédé. Or ce ranch est convoité par Jack Ready, un cowboy sans scrupules. Pour contrer les plans de Ready, Lucky Luke va prêter main-forte à Waldo, qui débarque dans l’Ouest flanqué de son fidèle butler Jasper.
Avec Astérix chez les Bretons, paru deux ans plus tôt, Goscinny avait déjà montré combien il était à l’aise pour parodier les us et coutumes des citoyens britanniques. Il récidive avec brio dans Le Pied-Tendre, chronique savoureuse du « choc des cultures » entre le lord raffiné et les cowboys rustiques. Ce contraste est parfaitement illustré par Morris et son sens du casting : tout, chez Waldo Badmington, respire le flegme so british. Il suffit d’observer, dans cette planche 39, comment le dessinateur met en scène l’attitude digne et impassible du Pied-Tendre quand il s’avance vers la potence. C’est un nouvel exemple de la symbiose parfaite entre le scénario de Goscinny et le graphisme de Morris.
This episode is based on historical fact: large numbers of immigrants arrived in the American West and they were not always welcomed by the natives. The original English term “tenderfoot” was first coined by Native Americans to designate a novice white man, unaccustomed to his new environment.
The "tenderfoot" in question here is Waldo Badmington, an English aristocrat who inherits the ranch of "Old Baddy", the nickname given to the recently deceased Harold Lucius Badmington. But the ranch is coveted by Jack Ready, an unscrupulous cowboy. To thwart Ready's plans, Lucky Luke steps in to help Waldo, who arrives in the West with his faithful butler Jasper.
With "Astérix chez les Bretons" ("Asterix in Britain"), published two years earlier, Goscinny had already shown how comfortable he was parodying the habits and customs of the British. He did it again with brio in "Le Pied-Tendre" ("The Tenderfoot"), an entertaining chronicle of the "culture clash" between the refined lord and the local cowboys. This contrast is beautifully illustrated by Morris and his sense of casting: everything about Waldo Badmington oozes so British phlegm. Just observe, in Page 39 here, how the artist depicts the dignified, impassive attitude of the Tenderfoot as he makes his way to the gallows... It's another example of the perfect symbiosis between Goscinny's script and Morris' artwork.
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