[SIEBOLD (Philipp Franz von]. [Voyage au Japon, exécuté pendant les années 1823 à 1830]. Paris, Arthus Bertrand, [1837-1840]. Grand in-folio, demi-chagrin vert sombre, dos lisse fileté à froid; mors frottés, coiffes usagées dont une avec accroc, rousseurs parfois fortes sur les supports et affectant quelquefois plus légèrement les estampes (reliure de l'époque). Recueil, incomplet, de 55planches lithographiées tirées sur chine appliqué (une planche à double page montée sur onglets, 54planches simples), dont 8rehaussées de couleurs à la main, comprenant des cartes, des vues, des scènes, des portraits, des représentations d'objets, et des reproductions de peintures ou d'estampes. La plupart avec légendes lithographiées trilingues, en français, allemand et hollandais. Extraites de l'atlas de ce Voyage au Japon, ces planches portent ici les n°1, 2, 3bis, 4, 7, 8, 10, 12, 14, 18à21, 25, 27à29, 31à33, 35, 35 (autre motif que la précédente), 40, 41, 46, 49, 52, 54, 59, 60, 67, 68, 71, 76, 78, 80, 82, 84, 87, 92, 93, 94, 96à100, 102, 104, 110, 111, 114à116, 118. Ce Voyage au Japon, paru en livraisons sur plusieurs années, s'avère aujourd'hui rarissime: il ne figure que sous forme incomplète dans les bibliothèques que cite le CCfr: la BnF , les bibliothèques d'Arles, de Saint-Geniez d'Olt, du Mans, d'Albi ou de Versailles possèdent des atlas incomplets. D'autres n'en conservent que le texte. L'ouvrage est par ailleurs absent de la bibliothèque du libraire Charles Chadenat, tandis qu'Henri Cordier, dans sa Bibliotheca japonica, ne cite que l'exemplaire incomplet de la BnF. Un des pionniers des études japonaises et le père de la médecine occidentale au Japon, lemédecin et naturaliste Philipp Franz von Siebold (1796-1866) était un aristocrate bavarois entré au service du royaume de Hollande, qui fut en poste au Japon de 1823à 1830 comme médecin du comptoir néerlandais de Nagasaki, sur l'île de Dejima. Ce comptoir était le seul établissement occidental autorisé dans l'Empire, et le seul lieu où pouvaient se nouer des contacts entre les deux cultures, les Européens n'ayant pas le droit de pénétrer dans les terres. Siebold fut le premier à y être autorisé à enseigner la médecine à des Japonais, fonda un établissement privé (juku), et occupa donc une place importante dans l'acclimatation de la science européenne dans le pays, ce qui fut appelé là-bas «études hollandaises» (rangaku). Il avait par ailleurs reçu de son gouvernement une mission officieuse, d'abord de renseignement diplomatique et militaire, puis de récolte d'oeuvres d′art. Ilparticipa ainsi en 1826 à la procession que les Néerlandais étaient tenus de faire à intervalles réguliers à Tokyo, seul déplacement autorisé et très encadré, en hommage au shôgun. Lors de ce voyage, il parvint à rencontrer diverses personnalités nippones, notamment un géographe qui lui communiqua des cartes du nord du Japon. Cependant, quand un navire hollandais fit naufrage en 1828, les autorités y découvrirent des objets que Siebold avait voulu expédier en Occident, parmi lesquelles des cartes de l'île de Sakhaline (Karafuto), alors qu'il était interdit de communiquer aucune carte à des étrangers. Siebold fut donc banni en 1830. Installé à Leyde, il publia alors plusieurs ouvrages majeurs qui firent découvrir véritablement le Japon aux Occidentaux avant même l'ouverture du pays intervenue en 1853: Nippon; Archiv zur Beschreibung von Japan (Leyde, 1832-1851, 20fascicules), Voyage au Japon (Paris, Arthus Bertrand, 1837-1840, une vingtaine de fascicules, traduction française d'une partie du Nippon), et Flora japonica (Leyde, 1826-1870, 30fascicules)
[SIEBOLD (Philipp Franz von]. [Voyage au Japon, exécuté pendant les années 1823 à 1830]. Paris, Arthus Bertrand, [1837-1840]. Grand in-folio, demi-chagrin vert sombre, dos lisse fileté à froid; mors frottés, coiffes usagées dont une avec accroc, rousseurs parfois fortes sur les supports et affectant quelquefois plus légèrement les estampes (reliure de l'époque). Recueil, incomplet, de 55planches lithographiées tirées sur chine appliqué (une planche à double page montée sur onglets, 54planches simples), dont 8rehaussées de couleurs à la main, comprenant des cartes, des vues, des scènes, des portraits, des représentations d'objets, et des reproductions de peintures ou d'estampes. La plupart avec légendes lithographiées trilingues, en français, allemand et hollandais. Extraites de l'atlas de ce Voyage au Japon, ces planches portent ici les n°1, 2, 3bis, 4, 7, 8, 10, 12, 14, 18à21, 25, 27à29, 31à33, 35, 35 (autre motif que la précédente), 40, 41, 46, 49, 52, 54, 59, 60, 67, 68, 71, 76, 78, 80, 82, 84, 87, 92, 93, 94, 96à100, 102, 104, 110, 111, 114à116, 118. Ce Voyage au Japon, paru en livraisons sur plusieurs années, s'avère aujourd'hui rarissime: il ne figure que sous forme incomplète dans les bibliothèques que cite le CCfr: la BnF , les bibliothèques d'Arles, de Saint-Geniez d'Olt, du Mans, d'Albi ou de Versailles possèdent des atlas incomplets. D'autres n'en conservent que le texte. L'ouvrage est par ailleurs absent de la bibliothèque du libraire Charles Chadenat, tandis qu'Henri Cordier, dans sa Bibliotheca japonica, ne cite que l'exemplaire incomplet de la BnF. Un des pionniers des études japonaises et le père de la médecine occidentale au Japon, lemédecin et naturaliste Philipp Franz von Siebold (1796-1866) était un aristocrate bavarois entré au service du royaume de Hollande, qui fut en poste au Japon de 1823à 1830 comme médecin du comptoir néerlandais de Nagasaki, sur l'île de Dejima. Ce comptoir était le seul établissement occidental autorisé dans l'Empire, et le seul lieu où pouvaient se nouer des contacts entre les deux cultures, les Européens n'ayant pas le droit de pénétrer dans les terres. Siebold fut le premier à y être autorisé à enseigner la médecine à des Japonais, fonda un établissement privé (juku), et occupa donc une place importante dans l'acclimatation de la science européenne dans le pays, ce qui fut appelé là-bas «études hollandaises» (rangaku). Il avait par ailleurs reçu de son gouvernement une mission officieuse, d'abord de renseignement diplomatique et militaire, puis de récolte d'oeuvres d′art. Ilparticipa ainsi en 1826 à la procession que les Néerlandais étaient tenus de faire à intervalles réguliers à Tokyo, seul déplacement autorisé et très encadré, en hommage au shôgun. Lors de ce voyage, il parvint à rencontrer diverses personnalités nippones, notamment un géographe qui lui communiqua des cartes du nord du Japon. Cependant, quand un navire hollandais fit naufrage en 1828, les autorités y découvrirent des objets que Siebold avait voulu expédier en Occident, parmi lesquelles des cartes de l'île de Sakhaline (Karafuto), alors qu'il était interdit de communiquer aucune carte à des étrangers. Siebold fut donc banni en 1830. Installé à Leyde, il publia alors plusieurs ouvrages majeurs qui firent découvrir véritablement le Japon aux Occidentaux avant même l'ouverture du pays intervenue en 1853: Nippon; Archiv zur Beschreibung von Japan (Leyde, 1832-1851, 20fascicules), Voyage au Japon (Paris, Arthus Bertrand, 1837-1840, une vingtaine de fascicules, traduction française d'une partie du Nippon), et Flora japonica (Leyde, 1826-1870, 30fascicules)
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